L'aide à l'équipement

L’une des contraintes principales pesant sur l’exploitation d’un théâtre privé est de maintenir le lieu dans un état satisfaisant, en termes de conditions d’accueil du public et des spectacles, en dépit d’un calendrier de programmation extrêmement soutenu, source d’usure et de dégradation des équipements et des infrastructures.

Cette contrainte de maintenance a amené les théâtres privés à se doter de longue date d’un mécanisme spécifique de financement, sous la forme du versement d’une contribution   volontaire   assise   sur   chaque   place   vendue : fixée à 1,66 €, cette « contribution volontaire équipement » concrétise ainsi la participation de chaque spectateur à la maintenance du théâtre.

Chaque théâtre contributeur alimente ainsi un « compte équipement » qui lui est nominativement affecté et lui permet à, échéances régulières, de financer des travaux d’embellissement, d’entretien et de maintenances des salles, des scènes et de leurs dépendances, d’amélioration des conditions d’accueil des spectacles et du public ou d’acquisition d’équipements scéniques ; ce compte équipement leur permet également de financer des études, rapports, expertises d’architectes, scénographes, acousticiens, bureaux de contrôle, etc…

Jusqu’en 2006, la gestion de cette cotisation « Equipement » incombait à l’ASTP, et faisait l’objet d’un chapitre particulier de son Règlement intérieur, sous la dénomination de « Section Equipement ».

Depuis 2007, à la demande des directeurs, et compte tenu de la difficulté à faire coexister au sein d’un même organisme la gestion d’une taxe fiscale, obligatoire, et celle d’une cotisation volontaire, de nature facultative, le choix a été fait de transférer à une association distincte de l’ASTP la gestion de la « contribution volontaire équipement ».
Happy Hanouka au Théâtre Michel dans une mise en scène de Jean-Luc Moreau.
C’est ainsi que depuis le 1er janvier 2007, l’Association PACTP (Protection, Aménagement et Conservation des Théâtres Privés) a pris le relais de l’ASTP ; par le biais de la SACD, elle perçoit la contribution volontaire équipement auprès de ses adhérents, soit une cinquantaine de théâtres dont la très grande majorité est également adhérente de l’ASTP.

On doit préciser que la contribution n’est perçue qu’auprès des membres adhérents de la PACTP, quels que soient les modes d’exploitation des spectacles (production, co-production, co-réalisation, mise à disposition).

A noter que l’adhésion à la PACTP offre également la possibilité au théâtre d’accéder à des mécanismes d’aides remboursables, au titre du financement de travaux ; dans un souci de bonne complémentarité avec l’ASTP, et pour éviter les risques de doublons, ces aides sont réservées au financement de travaux ne bénéficiant d’aucune subvention publique

La     mise     en     place    de    la     PACTP   a    provisoirement   rendu    obsolète   la « Section Equipement » de l'ASTP ; pour autant, des réflexions en cours au sein de l'ASTP devraient aboutir à une refonte de cette section, tant en ce qui concerne son financement que son affectation.